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Maladie de Lyme - Généralités

Généralités, stades, diagnostic

La maladie de Lyme ou borréliose, est une maladie infectieuse transmise par morsure de tiques qui, lorsqu’elle n’est pas correctement soignée, peut se transformer petit à petit en empoisonnement de tout l’organisme. Les bactéries responsables sont des borreli. Il en existe de nombreuses espèces pathogènes (300 ?) plus ou moins présentes selon les régions du monde : borreli burgdorferi, b. afzelli, b. garinii, b. spielmani, b. lusitaniae, b. sinica, b. miyamotoi, etc… En Europe, le chiffre de plus de 15 espèces différentes est avancé.

Le diagnostic se fait par sérologie test Elisa, confirmé par test Western Blot* en cas de positivité du test Elisa.

Actuellement, les tests les plus fiables en France sont les tests Western Blot*, méthode All Diag – cette méthode n’est utilisée que par quelques rares laboratoires…
Il est nécessaire que la quantité d’anticorps détectés soit explicitement indiquée, car la positivité n’est retenue qu’à partir de 0,9. Cependant, au cours du traitement, il est nécessaire de pouvoir observer les variations pour vérifier son action.

Les tests recherchent les anticorps (IgM, anticorps précoces et IgG, anticorps tardifs).
La fiabilité des tests actuellement utilisés est très controversée car ils ne recherchent pas les anticorps de toutes les espèces de borreli d’une région, mais seulement certains.
D’autre part, plus l’infection est ancienne, moins les tests sont fiables.
En effet, lorsque l’immunité des malades est épuisée, ils ne fabriquent plus du tout d’anticorps. Leur test est alors négatif.
Lorsqu’on demande un 2ème test après 3 semaines de traitement anti-infectieux et de traitement stimulant de l’immunité pour que la sécrétion d’anticorps reprenne, il arrive très souvent que ce 2ème test se révèle positif.

* Précisions Test Western Blot :
B. Afzelli (P39 en test Western blot) affecterait plutôt la peau, B. Garinii (P58) plutôt le système nerveux central, B. Burgdorferi (P 41) le système nerveux périphérique, B. spielmanii (P22), le système nerveux neurovégétatif.
Dans les maladies infectieuses, dans un 1er temps, apparaissent des anticorps précoces appelés immunoglobulines M (IgM), puis des anticorps plus tardifs, les immunoglobulines G (IgG).
Dans le cas de la borréliose, les IgM apparaissent environ 3 semaines après l’infection, ce qui est déjà trop tard pour commencer le traitement anti-infectieux.
Dans les cas de borréliose chronique, chaque libération de biofilms (réserve de bactéries dormantes gardées dans le tissu adipeux) est considérée par l’organisme comme une nouvelle infection et génère la libération d’anticorps IgM. 
D’autre part, la stratégie de survie des bactéries a tendance a enrayé la fabrication d’IgG avec le temps.

Selon certains spécialistes de cette pathologie, en cas de borréliose chronique, l’absence de symptômes cliniques depuis au moins un an + l’absence totale des IgM + l’augmentation significative des IgG peuvent laisser envisager que le patient est guéri.
La possibilité d’un diagnostic de recherche de présence de bactéries vivantes par prélèvement de sang frais en bout de doigt est actuellement à l’étude (méthode utilisée actuellement en Afrique avec succès).

Au stade primaire (dans les jours qui suivent la morsure), un traitement anti-infectieux de 2 à 5 semaines permet en général la guérison.
Au stade secondaire (moins d’un an après la morsure), un traitement anti-infectieux de 6 mois à 1 an + détoxication hépatique + régénération des tissus affectés + régénération de l’immunité sont nécessaires.

Au stade tertiaire (plus d’un an après la morsure), les bactéries étant nichées dans le tissus adipeux, sous forme latente, dans des « biofilms », l’infection peut se révélée chronique et demandée des traitements permanents ou à intervalles réguliers.
Les traitements seront à la fois anti-infectieux, détoxiquant, régénérant de l’immunité, des neurotransmissions et des tissus affectés.
A ce stade, l’Ayurveda la considère comme un empoisonnement de l’organisme : dushivisha qui signifie « empoisonnement doux suite à piqure d’insecte ou morsures de serpent ».

Enfin, lorsque l’immunité est très détériorée, les tissus se détruisent petit à petit entrainant des maladies auto-immunes (certaines scléroses en plaques souvent dites atypiques, certaines polyarthrites rhumatoïdes, certaines thyroïdite d’Hashimoto, etc…)

Lorsque la personne atteinte de borréliose se « défend » bien (bonne immunité, bonne hygiène de vie), la maladie peut rester sous forme larvée pendant des années et éclater soudainement au stade tertiaire après une période de stress ou de fatigue (immunité en chute).

L’affection au stade tertiaire, souvent appelée « infection chronique » est une pathologie totalement différente de l’affection au stade primaire. Elle est très mal connue de la plupart des médecins et encore très controversée par la médecine officielle.

De nombreux malades sont malheureusement actuellement en errance de diagnostic et de soins appropriés.

18/09/2014 par Bruna ROCHE